Saison finlandaise à Evian

L’Ange du Nord

Palais Lumière, Evian

17.2.2018, 17h

Projection exceptionnelle en présence du réalisateur Jean Michel Roux


L’Ange du Nord, sorti en 2017, est un film sur la puissance d’une peinture énigmatique de 1903, L’Ange blessé de Hugo Simberg, aujourd’hui le tableau le plus aimé de la population finlandaise. Il s’agit d’une enquête qui assemble confessions et visions symbolistes. La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur.

Jean Michel Roux est un scénariste et réalisateur né à Nancy en France le 8 mai 1964. Autodidacte, il a débuté par des oeuvres de genre fantastique et de science-fiction. Passionné par les mystères de l’existence et l’invisible, il a ensuite réalisé des films documentaires dans les pays du Nord de l’Europe.

Depuis 1984, il a écrit et réalisé pour le cinéma neuf films dont trois long-métrages : Quartier Sauvage en 1984, La Voix du Désert en 1987, Trop près des Dieux en 1992, Elfland et Les Mille merveilles de l’univers en 1997, Enquête sur le monde invisible en 2002, Le Coeur de la terre et Les Mystères du Snæfellsjökull en 2009 et L’Ange du Nord
(Pohjolan Enkeli)
en 2017.


Ces films ont été présentés en compétition dans les sélections officielles de festivals internationaux tels que Toronto, Sundance, Moscou, Sitges, Karlovy Vary, Göteborg, Sao Paulo…


Son travail a été récompensé notamment par le Prix du meilleur film européen à la Mostra internationale de Rome en 1998 et le Grand Prix du Jury du Sweden Fantastic Film Festival à Malmo en 1999 pour Les Mille merveilles de l’univers.


Récemment, L’Ange du Nord, un documentaire sur l’âme humaine, les anges et l’au-delà est sorti fin 2017 en salles en Finlande. Il a été nommé dans la catégorie meilleur film documentaire en 2018 aux Jussi Awards (les Césars finlandais).

Légendes des pays du Nord – Visite virtuelle

Palais Lumière, Evian

24.11.2018 – 17.2.2019

Une sculpture du Fabuleux Village des Flottins se tient à l’entrée du Palais Lumière.
Photo : Paul Pastor

La neige crisse sous les pas, les lacs et la mer sont gelés, l’air est sec et le soleil resplendit dans toute cette blancheur. Au loin, un pêcheur s’est installé au bord d’un trou découpé dans la glace et attend patiemment que cela morde.

Vous êtes en Finlande, par une belle journée d’hiver. Le silence est parfait, la nature en suspens.

Que va-t-il se passer à présent ?

Akseli Gallen-Kallela (1865-1931)
et le Grand Kalevala

Le grand mythe du Kalevala, collecté auprès des bardes de Carélie, dans l’Est de la Finlande, avait servi de sujet à de nombreuses peintures d’Akseli Gallen-Kallela dans les années 1890. Ses peintures étaient devenues emblématiques du Romantisme national et avaient contribué à forger l’identité nationale finlandaise à la fin du XIXe siècle. Lorsqu’il retourna au grand mythe dans les années 1920, la Finlande était devenue une nation indépendante et se tournait vers la modernité.

Akseli Gallen-Kallela séjournait dans la colonie d’artistes de Taos, au Nouveau-Mexique lorsqu’il entreprit un vaste projet de livre enluminé, Le Grand Kalevala. En s’inspirant du répertoire décoratif des Indiens de Taos, il souligna l’archaïsme du Kalevala et l’associa à un primitivisme moderne. De retour en Finlande, le projet fut néanmoins abandonné par l’artiste.

Joseph Alanen (1885-1920),
l’autre grand illustrateur du Kalevala

L’idée directrice qui soutenait les peintures de Joseph Alanen consacrées au Kalevala n’est pas connue. Pourtant l’utilisation de la technique a tempera sur une toile grossière, qui produit un effet de tapisserie, la répétition d’un même format et la palette restreinte laissent à penser que chacune des peintures était conçue pour s’intégrer à un projet d’ensemble.

 Bien qu’oublié en raison de sa mort prématurée, Joseph Alanen s’inscrit parmi les grands peintres modernes des débuts du XXe siècle, prenant la relève du Symbolisme. Il s’affranchit de tout réalisme en utilisant une ligne stylisée et des aplats de couleurs, qui dénotent une démarche profondément intellectuelle. Plutôt qu’une simple paraphrase visuelle des chants du Kalevala, ses peintures apparaissent comme une projection mystique de la légende finlandaise.

Photo : Jari Kuusenaho
Joseph Alanen, Les Vierges de Vallamo, Kalevala, Chant V, 1919-1920,

Musée des beaux-arts de Tampere


Rudolf Koivu (1890-1946),
les débuts symbolistes

Rudolf Koivu apporta à l’illustration finlandaise un véritable regard de peintre et une connaissance avancée de l’illustration moderne. Son enfance à Saint-Pétersbourg et sa maîtrise du russe l’avaient familiarisé avec la pensée des artistes du Monde de l’art, qui concevaient l’illustration comme une œuvre artistique inspirée, et non assujettie à l’œuvre littéraire.

Les artistes symbolistes européens avaient vu dans le conte une matière permettant de réenchanter le monde moderne. Ils lui avaient emprunté ses princesses et petites sœurs diaphanes, ses voyages initiatiques dans des mondes engloutis, et ses monstres effrayants tapis dans l’obscurité des forêts profondes. Rudolf Koivu rendit au conte l’iconographie symboliste qui s’en était inspirée.

Rudolf Koivu, illustration pour Petit Matti s’en va à la pêche,
Fondation culturelle Amer / Musée des beaux-arts de Tuusula.

Martta Wendelin (1893-1986),
illustratrice de l’enfance

Proche des premiers auteurs finlandais pour la jeunesse, Martta Wendelin sut se faire sa meilleure interprète avec des images attentives aux espérances de l’enfance. Au pays du père Noël, les enfants rêvaient de moments enchantés loin de leur quotidien souvent précaire. Pas plus haut qu’une fraise des bois, ses personnages étaient autant de petits poucets engagés dans d’incroyables aventures.Toujours flanqué de son parrain le Lutin savant, d’une chatte et d’un chien, le petit Jukka-Pekka des contes d’Aili Sommersalo apparaissait dans de merveilleuses images lilliputiennes, embarqué sur une cosse de petit pois ou à dos de libellule.

Les restrictions budgétaires qui limitèrent le recours à l’impression en couleur n’empêchèrent aucunement l’éclosion du style de Martta Wendelin, qui sut restituer tous les traits de l’enfance, du caprice à l’audace et à la gourmandise.

Martta Wendelin, illustration pour Le Cadeau de la Maîtresse des eaux,
texte d’Anni Swan, Musée des beaux-arts de Tuusula.

Le manoir légendaire de Suur-Merijoki

Dans les environs de Vyborg, non loin de Saint-Pétersbourg, se tenait Suur-Merijoki – un manoir de conte de fées. Conçu entre 1901 et 1903 par le trio d’architectes Saarinen-Gesellius-Lindgren célébré lors de l’Exposition universelle de 1900 à Paris pour leur Pavillon de la Finlande, le manoir alliait architecture et arts décoratifs dans le plus élégant style Art nouveau. De somptueuses aquarelles des architectes Eliel Saarinen et Herman Gesellius et quelques pièces de mobilier sont tout ce qu’il reste de ce lieu enchanté, détruit pendant la Seconde Guerre mondiale.

Depuis la fin du XIXe siècle, la diffusion de l’architecture passait par l’illustration, présentée lors d’expositions ou publiée dans des revues. La frontière entre art et architecture s’estompe dans ces aquarelles, qui soulignent la dimension onirique de la résidence d’été de la famille Neuscheller.

Eliel Saarinen, Projet pour le buffet et le tapis de la grande salle du manoir de Suur-Merijoki, 1903,
Musée finlandais d’Architecture.

La presse en parle

Légendes des pays du Nord

Palais Lumière, Evian

24.11.2018-17.2.2019


Franceinfo, Culturebox

Jean-Michel Ogier, 9.12.2018

Reportage France 3 Alpes

I.Colbrant, M. Nguyen-Stephan, E. Achard

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« Légendes des Pays du Nord » : plongée dans l’imaginaire finlandais au Palais Lumière d’Evian

Le Palais Lumière d’Evian accueille jusqu’au 17 février 2019 l’exposition « Légendes des pays du Nord ». Elle rassemble des œuvres inspirées du Kalevala, le grand livre des légendes finlandaises. A visiter avec les enfants.

Les pays du Nord ont un goût prononcé pour les mythes et les légendes. En Finlande, un livre en fait la somme : le Kalevala. Il a été composé au 19e siècle par un certain Elias Lönnrot, anthropologue et médecin de son état.
Le Kalevala rassemble toutes ces légendes et tous ces mythes qui se racontent depuis la nuit des temps dans tout le pays.
Une première version de cette épopée, publiée en 1835, a été suivie en 1849 d’une édition considérablement augmentée qui comprend environ 23.000 vers. Le Kalevala a beaucoup influencé les artistes finnois. C’est ce qui transparaît dans l’exposition du Palais Lumière.

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Connaissance des arts

L’exposition présente des grands noms de l’illustration finlandaise parmi lesquels Akseli Gallen-Kallela. Elle rend compte, d’œuvres d’art à la fois populaires et savantes d’une culture du nord du continent européen qui est aussi une culture dont nous partageons beaucoup de traits communs au travers de nos contes et de nos légendes.

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Géo

Faustine Prévot, 1.12.2018

Dans l’ambiance magique des contes finlandais

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Art Aujourd’hui

Inspirations nordiques

EVIAN – L’art nordique « prend » de plus en plus chez ses voisins plus méridionaux. On sait le triomphe que Larsson et Zorn ont connu au Petit Palais, et le succès d’Hammershoi à Orsay il y a vingt ans, devrait être bissé ce printemps à Jacquemart-André. Les millénaires sagas islandaises, les brutaux Odin et Thor visant le Walhalla, Nils Holgersson, les lutins et les trolls : il n’est pas toujours facile de s’orienter dans cette jungle symbolique. L’exposition contribue à la décrypter en se penchant sur la mythologie finlandaise, incarnée dans l’épopée du Kalevala et exprimée en de délicates aquarelles du début du XXe siècle.
Légendes des pays du Nord au Palais Lumière, du 24 novembre 2018 au 17 février 2019

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24heures – Lausanne

Tribune de Genève

Cécile Lecoultre, 3.12.2018

« En Finlande, les gens cohabitent avec les lutins »

Depuis Helsinki où elle réside, la Française Laura Gutman, commissaire de l’exposition «Légendes des pays du Nord», l’avoue: «Lors de mon arrivée en Finlande en 1994, face à la nature, j’ai été subjuguée par une émotion si puissante qu’elle me traverse encore. Je la reconnais dans les contes présentés. Il y avait du sensé à venir ici car le Pays des Mille Lacs, en Finlande, partage les mêmes paysages avec le bord du lac, à Evian ou en Suisse. J’y retrouve, surtout l’hiver, la neige, les sapins, les mésanges. Il y a comme une parenté. C’est d’ailleurs un Vaudois, Jean-Louis Perret (1895-1968), amoureux de la langue finnoise, qui assura la meilleure traduction en vers métriques du Grand-Kalevala, l’épopée fondatrice finlandaise.» Visite guidée.

Que représente ce Grand-Kalevala encore peu connu par ici?

Pour les Finlandais, le Kalevala, c’est l’équivalent de Bécassine pour les Français. Même si dans le cas précis s’y ajoute une matière artistique indéniable, dégagée des théories psychanalytiques et théosophiques que l’épopée a suscitées avant 1920. D’autre part, au début de 20e s., la célébration de ce mythe fondateur finlandais coïncide avec l’affirmation d’une identité nationale. Le pays obtient son indépendance en 1917, cherche alors à se construire. Non pas «contre» la tradition mais dans un ancrage mémoriel. Les artistes, alors portés sur le symbolisme, veulent parler aux jeunes générations.

En quoi le symbolisme percute-t-il la mythologie?

La mode du symbolisme tombe à pic, qui réenchante la matière littéraire au lendemain plutôt âpre de la Première Guerre mondiale, renouvelle la poésie et la mythologie. Et vice versa. Les peuples nordiques cultivent l’animisme, le chamanisme, toutes croyances qui s’harmonisent spontanément avec la magie de la nature. J’ai voulu montrer cet aspect en me détournant des fées des contes d’Andersen et de Grimm. Plutôt que d’exposer ces auteurs déjà très connus, et sans doute plus populaires, j’avais envie de me concentrer sur les elfes et les lutins. De montrer par exemple tous ces merveilleux voyages à dos de papillon, de poisson ou de libellule, de dauphin et autres chevauchées fantastiques.

Croiriez-vous aux elfes farceurs?

En Finlande, les gens cohabitent avec les lutins. J’aime chez eux cette ambivalence à se montrer presque matérialistes tout en considérant le surnaturel comme très naturel. Non pas que les Finlandais soient des gens «perchés» ou allumés, mais les habitants de ce bout d’Europe peu peuplé semblent plus attentifs à suivre leur intuition qu’ailleurs. Et je trouve ça très précieux de pouvoir garder ces sens en éveil.

Vous n’oubliez pas néanmoins que le visionnaire Georges Méliès voyait lui aussi la Lune avec un visage humain.

Et nous projetons en continu son court-métrage extraordinaire de 1902, «Voyage dans la Lune», car c’est Méliès qui a popularisé cette forme iconographique, même si Plutarque en parle le premier. Plusieurs artistes nordiques ont eu cette idée, le peintre Rudolf Koivu (1890-1946) notamment qui imagine la Lune avec un nez, une bouche. Ou encore Martta Wendelin (1893-1986) dans un magazine illustré pour la jeunesse en 1929, qui parle du Bonhomme de la Lune venu sur terre.

Ne trouvez-vous pas paradoxal que ce folklore ait été balayé par Claude Lévi-Strauss, anthropologue?

C’est vrai que Claude Lévi-Strauss, en puriste structuraliste critiquant l’évolution du «folklorisme» vers l’anthropologie, a renvoyé dans l’ombre, et très malheureusement, des œuvres foisonnantes du patrimoine populaire. Or, cette réserve, dès les années 60, a sans doute occulté ce regain de ferveur pour ces contes en Finlande. Le décalage s’est creusé. Pourtant, il faut se rappeler que c’est un Finlandais, Antti Aarne, qui invente en 1910 le concept du «conte-type». À la suite des frères Grimm, ce scientifique répertorie les formes récurrentes des contes en Occident et y démontre l’existence de trames narratives communes. Ainsi, les Finlandais ont aussi un Marchand de sable, c’est le lutin Nukku-Matti qui vient protéger le sommeil des enfants avec un grand parapluie.

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Move-On Magazine

Paul Rassat, 23.11.2018


Interview avec Laura Gutman, commissaire de l’exposition « Les légendes des Pays du Nord »

Laura Gutman, une exposition sur « Les légendes des Pays du Nord » à l’approche de noël doit enchanter les petits et faire rajeunir les plus grands ?
C’est une exposition pensée pour les familles, pour donner envie de sortir en famille en cette période de l’année et qui permet d’entrer dans un monde féérique, un peu magique. Nous présentons des œuvres d’artistes finlandais qui sont, par elles-mêmes, de très grande qualité.

On connaît en France les contes d’Andersen, La Reine des Neiges, Kay Nielsen comme illustrateur, mais les contes de Finlande sont méconnus . Pour quelle raison ?
Je crois que c’est la langue qui a fait obstacle. Le finnois est une langue très particulière, difficile à comprendre. Les Finlandais en sont d’ailleurs conscients. Nous avons accompli un travail immense, nous avons fait traduire vingt-deux contes en français pour la toute première fois ; il faut préciser que les Finlandais avaient un peu oublié les contes en question et ça va leur donner envie de redécouvrir cette littérature enfantine.

Alors la France contribue à l’enrichissement de la culture finlandaise !
Absolument. Nous présentons un regard français sur la culture finlandaise, et aussi un regard russe puisque nous avons l’installation d’Alexander Reichstein, un artiste scénographe russe qui vit en Finlande depuis trente ans.

On peut dire que la culture est un échange de regards et de liens qui se tissent en permanence.
C’est vrai. Les deux illustrateurs qui sont exposés, Rudolf Koivu et Martta Wendelin, sont chéris par les Finlandais, ils appartiennent au monde de leur enfance mais ils ne se rendent pas compte de la grande qualité artistique de leurs illustrations. Le regard que nous portons sur le début de leur carrière permet de révéler un patrimoine encore plus riche que l’on pensait.

Cette exposition s’inscrit bien dans ce que propose le Palais Lumière habituellement, cette mise en relation de l’art et de la société.
J’ai vraiment conçu cette exposition pour les gens, pour les enfants, ceux qui habitent autour du Léman, pour qu’ils  y entrent de façon très aisée, commode. On pourrait croire que cet univers est effrayant mais c’est tout le contraire. Ces œuvres, par leur dimension artistique, permettent aussi d’accéder à un univers intellectuel.

   L’exemple de Joseph Alanen est révélateur . Il est mort très jeune et sa renommée en a pâti. J’ai dû aller chercher ses œuvres dans sa famille, et c’est une véritable révélation de l’histoire de l’art, même pour les Finlandais. Sur seize de ses tableaux que nous montrons ici à Evian, quatre seulement appartiennent à des structures publiques Il faut souligner qu’on peut donc voir l’exposition à différents niveaux de lecture.

Cette exposition semble doublement pertinente. Des contes et légendes à l’approche des fêtes sont bienvenus, mais on parle aussi énormément d’écologie et l’univers que vous offrez montre une relation très forte à la nature.
Ce que vous dites est très juste parce que les Finlandais ont gardé un rapport très étroit à la nature qui vient d’une tradition chamaniste très ancienne. Même si elle a disparu en tant que telle, elle instaure une relation personnelle, très étroite avec la nature. On s’y retrouve très volontiers en toute saison. On peut tirer parti de ce rapport à la nature dans toute l’Europe ;  dans ces contes il est beaucoup question de forêts, des êtres qui les peuplent…et il faut souligner le lien entre la région du Léman et la Finlande puisqu’il est question de lacs, de forêts, de mésanges, d’écureuils, de choses communes aux deux paysages. Les gens de cette région vont s’y reconnaître.

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Claire en France

26.11.2018

Légendes des pays du Nord au Palais Lumière d’Evian jusqu’au 17 février 2019

Un vent nordique soufflera cet hiver sur Évian. Du 24 novembre 2018 au 17 février 2019, le Palais Lumière vivra dans l’enchantement des contes de Noël. L’exposition Légendes des pays du Nord, sera consacrée à l’illustration finlandaise avec un ensemble d’aquarelles d’un grand raffinement.
Au côté des célèbres illustrations de la mythologie finlandaise du Kalevala par Akseli Gallen-Kallela, un ensemble inédit du peintre Joseph Alanen présentera une version moderniste du mythe. Deux illustrateurs de contes choyés en Finlande, Rudolf Koivu et Martta Wendelin, feront le bonheur des enfants comme des amateurs d’art. L’univers de la forêt, des animaux et des lutins qui la peuplent invitera à une immersion dans un imaginaire nordique teinté de Symbolisme. Enfin, une présentation du manoir de Suur-Merijoki évoquera la plus belle réalisation Art Nouveau en Finlande qui, en raison de sa disparition, prit une dimension légendaire.
Accessibles pour la première fois en français, les contes finlandais et leurs exquises illustrations du début du XXe siècle feront ainsi l’objet d’une véritable découverte, introduite par l’installation poétique et malicieuse de l’artiste-scénographe Alexander Reichstein.

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Le Messager

Atmane Hartouche, 22.11.2018

Les légendes finlandaises investissent le Palais Lumière